L’art de connecter 55 000 employés : l’envers des communications internes de Desjardins
Lorsqu’on pense aux communications dans une grande organisation comme Desjardins, on imagine souvent les campagnes publicitaires, les relations avec les médias ou la présence sur les réseaux sociaux. Pourtant, un aspect tout aussi essentiel se déroule loin des projecteurs: la communication interne. C’est justement dans cet univers que travaille une professionnelle passionnée, qui nous a généreusement ouvert les portes de son quotidien.
Actuellement cheffe de pupitre de l’intranet chez Desjardins, Mme Marie Tremblay-Paradis est responsable de veiller à la pertinence et à la performance du portail interne réservé aux employés. « C’est un peu comme une salle de presse privée pour toute l’organisation », explique-t-elle. Son rôle consiste à structurer les contenus éditoriaux, à s’assurer qu’ils répondent aux besoins des équipes et qu’ils contribuent à la transmission fluide de l’information à l’interne. Des communications internes dans une organisation comme Desjardins, il y en a un nombre faramineux, surtout avec l’arrivée du multicanal. Comme dans les communications externes, on peut avoir un mix média très élaboré (Teams, Viva Engage, courriel, intranet, affichage sur site, etc.). Son quotidien, bien que structuré, est loin d’être routinier. Elle collabore avec une foule d’équipes : événements internes, marketing, médias sociaux, communications internes et même relations publiques. Cette diversité de mandats lui permet de toucher à plusieurs facettes du métier, ce qu’elle apprécie particulièrement. « Le métier de communicatrice, à la base, c’est d’être capable de s’adapter à plein de contextes », souligne Mme Tremblay-Paradis.
Une question revient souvent: en quoi les communications internes diffèrent-elles des communications externes? Sa réponse est claire: « Dans les faits, ce sont les mêmes principes à l’interne comme à l’externe: on part d’un besoin d’affaires, on a un objectif de communication, un public cible, un mix média, des indicateurs… Mais la dynamique change. À l’interne, tout est adapté au contexte. Par exemple, on va gérer un enjeu de réputation à l’externe d’une certaine façon, et à l’interne aussi, mais avec un message différent. » Chez Desjardins, cette nuance est d’autant plus importante que l’entreprise est constamment sous les projecteurs. « Dès qu’il y a un enjeu, c’est à la une », dit-elle en riant, consciente du poids médiatique que peut avoir une telle institution au Québec.
Un petit mot pour la relève
Au fil de la conversation, un thème revient souvent: l’importance de la curiosité et de l’ouverture. C’est d’ailleurs ce qu’elle recommande à toute la relève qui souhaite se lancer en communication. « Sur ton CV, ne mets pas seulement tes expériences en com. Montre aussi tes autres compétences. Ce sont souvent les expériences atypiques qui te donnent un avantage. » Par exemple, Mme Tremblay-Paradis a un background en théâtre. Les connaissances culturelles et les aptitudes acquises durant ses études lui servent au quotidien. Elle fait souvent des parallèles avec des références différentes et faire un pitch ne lui pose absolument aucun problème. Selon elle, la richesse se trouve justement dans la diversité des parcours. Il ne faut pas hésiter à sortir des sentiers battus.
Enfin, elle conclut avec une belle générosité en offrant même de rencontrer ceux et celles qui souhaitent en apprendre davantage sur les communications intra-organisationnelles. Une preuve de plus que la relève est entre de bonnes mains.
